Sherlock a mis le doigt dessus, la diversification, c'est pas juste "j'achète un peu de tout et on verra bien". Faut une vraie stratégie derrière, et la vidéo qu'il partage a l'air top pour ça. Perso, j'aime bien l'approche par classes d'actifs.
Pour donner un exemple concret, on pourrait imaginer un portefeuille type pour quelqu'un qui a un profil de risque modéré. Disons, 40% en actions, 40% en obligations, et 20% en immobilier (via SCPI, comme conseillé plus haut).
Dans la partie actions, on pourrait viser une diversification géographique avec, par exemple, 60% en actions internationales (via un ETF Monde, comme VolantRose38), et 40% en actions françaises (pour soutenir l'économie locale, pourquoi pas). Ca permet de lisser les risques liés à une zone géographique particulière. Si on prend les chiffres de 2023, l'indice MSCI World a fait +20%, alors que le CAC 40 était plutôt autour de +16%. Donc, avoir les deux permet de ne pas rater une éventuelle grosse performance d'un côté ou de l'autre.
Pour les obligations, c'est pareil, on peut diversifier entre obligations d'entreprises et obligations d'État. Les obligations d'entreprises sont généralement plus risquées, mais offrent un meilleur rendement. On pourrait partir sur du 70% obligations d'État (pour la sécurité) et 30% obligations d'entreprises. Les taux d'intérêt des obligations d'entreprises sont actuellement (octobre 2024) autour de 4-5%, ce qui est plutôt pas mal.
Et pour l'immobilier, bien penser à diversifier ses SCPI, comme disait Dentifrice. Ne pas mettre tout son argent dans une seule SCPI, même si elle a l'air super rentable. Mieux vaut en avoir 3 ou 4 différentes, avec des stratégies d'investissement différentes (bureaux, commerces, logements...). Certaines SCPI sont spécialisées dans des secteurs de niche, comme la santé (EHPAD, cliniques...), ce qui peut être intéressant pour diversifier encore plus. Sans compter que si l'on se réfère aux données du marché, il est sage d'investir dans une SCPI qui possède un TOF (taux d'occupation financier) supérieur à 90%.
L'idée, c'est vraiment de construire un portefeuille équilibré, qui corresponde à son profil de risque et à ses objectifs. Et surtout, de ne pas hésiter à se faire accompagner par un conseiller financier si on se sent perdu. C'est son boulot de nous aider à y voir plus clair.
Sherlock et VolantRose38 ont raison, c'est le b.a.-ba de la prudence. Partager entre différentes sociétés de gestion, ça dilue l'impact d'une mauvaise passe chez l'une d'elles.
Pour AtlasZenith, imagine que t'as deux SCPI : une spécialisée dans les bureaux en région parisienne, gérée par la Société A, et une autre dans les commerces en centre-ville, gérée par la Société B. Si la Société A fait des mauvais choix (genre, elle achète des bureaux mal placés ou elle gère mal ses locataires), ça va impacter ton rendement sur la SCPI bureaux. Mais si t'as aussi la SCPI commerces gérée par la Société B, elle, elle continue son bonhomme de chemin. Ça te permet d'éviter de te retrouver avec un rendement global plombé par les erreurs d'une seule société. Statistiquement, on observe une variation des rendements entre les sociétés de gestion, avec des écarts pouvant aller jusqu'à 2-3% par an. Ce n'est pas rien, surtout sur le long terme.
Après, faut pas non plus tomber dans l'excès et multiplier les SCPI à l'infini. Chaque SCPI a des frais (même si c'est moins visible que les frais d'entrée), donc faut trouver le bon équilibre. Disons qu'avoir 3-4 SCPI gérées par différentes sociétés, ça me semble une bonne base pour bien diversifier sans se ruiner en frais. Et comme VolantRose38 le dit, ça permet de bénéficier de différentes stratégies d'investissement. Certaines sociétés vont privilégier la croissance du capital, d'autres le rendement locatif, d'autres encore la diversification géographique. En combinant ces approches, tu construis un portefeuille plus résilient. En tout cas, c'est ma vision de la chose !
Salut ChasseMots,
C'est une étape importante et il est normal de se sentir un peu dépassé. Pour avoir accompagné plusieurs amis dans cette démarche, je peux te dire que la clé, c'est de bien cerner les besoins de tes parents. Est-ce qu'ils ont besoin d'une assistance médicale importante ? Sont-ils encore autonomes pour la plupart des actes de la vie quotidienne ? Le budget est aussi déterminant, évidemment.
Ensuite, il faut visiter plusieurs établissements. Ne te contente pas des brochures ou des sites web, va sur place, rencontre le personnel, discute avec les résidents si possible. Regarde si l'endroit est propre, lumineux, agréable à vivre. L'ambiance générale est primordiale. Y a-t-il des activités proposées ? Correspond-elles aux centres d'intérêt de tes parents ?
Un point auquel on ne pense pas toujours, c'est la proximité géographique. Il est préférable de choisir une résidence qui soit facile d'accès pour toi et les autres membres de la famille, afin de faciliter les visites. Et surtout, implique tes parents dans la décision. C'est leur futur lieu de vie, il faut qu'ils se sentent à l'aise et en confiance.
Un conseil, méfiez-vous des promesses trop belles pour être vraies. Il faut bien lire les contrats, les petites lignes, et ne pas hésiter à poser des questions sur les frais annexes, les modalités de départ, etc.
J'ai remarqué que souvent on fait des recherches du type "résidence senior autour de moi", mais ce qui est important, c'est la spécificité de l'accompagnement proposé. Chaque résidence est unique, avec ses propres atouts et faiblesses. L'idéal serait de créer une sorte de tableau comparatif avec les critères qui vous semblent les plus importants, et de noter chaque résidence en fonction de ces critères.
Courage dans cette recherche, c'est un investissement de temps et d'énergie, mais cela vaut la peine de trouver le meilleur endroit possible pour tes parents.